ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
Jeudi 9 mai 2013 à 14 h 00 a été tenue l’assemblée générale annuelle de la SHGP
Voici le procès verbal de l’assemblée générale 2012 que vous pourrez atteindre en cliquant sur ce lien et le rapport d’activité en cliquant sur celui-là.
Richard Ouellet, président de la SHGP
Exposition : Musée des grands Québécois
L’assemblée annuelle a été suivie d’une conférence de l’artiste-peintre Marie-Josée Hudon, membre du CA de la SHGP, sur les toiles géantes des grands Québécois disparus.
Portrait d’André Dédé Fortin, chanteur des Colocs, par Marie-Josée Hudon
Saint Joseph reviendra… avec son bâton fleuri
Avez-vous observé, angle des Pins et Saint-Urbain, que saint Joseph n’est plus là pour veiller sur l’ancienne cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu? Cet espace, quoique banalisé en stationnement aujourd’hui, demeure signifiant surtout pour son monument de Jeanne Mance, créé par Philippe Hébert en 1909.
Mais dès 1924 une autre présence plus discrète s’y manifeste : celle du saint patron des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, les responsables de l’Hôtel-Dieu de Montréal de 1659 à 1973. Il s’agit d’une œuvre majeure d’Olindo Gratton (1855-1941), artiste-sculpteur que tous les Montréalais connaissent sans le savoir pour les treize statues colossales surplombant la façade de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, boulevard René-Lévesque. Comme ces dernières, le Saint-Joseph de l’Hôtel-Dieu est exécutée en cuivre repoussé sur bois.

À droite, saint Joseph avant sa destitution temporaire. À gauche, la cour d’honneur, novembre 2012 : la statue qui surmontait le pavillon Marie-Morin n’est plus là. (Photos : K. Cohalan)
C’est à l’automne 2011, lors des travauxde réfection du toit du pavillon Marie-Morin, que l’on prend la décision, en observant le mauvais état de la sculpture, de la retirer. La compagnie Dolléans Art Conservation accomplit la tâche le 20 novembre 2011. L’œuvre est conservée présentement dans l’entrepôt des Religieuses Hospitalières, tout en demeurant la propriété du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (le CHUM), auquel l’Hôtel-Dieu est rattaché depuis 1996. Continuer la lecture
Saint-Exupéry au « Lutin qui Bouffe »
Dans son entrevue au Nouveau Journal, Bernard Valiquette (l’éditeur québécois de Saint-Exupéry) raconte l’étonnante et fortuite rencontre de Saint-Exupéry et du Don Juan de la chanson, Jean Lalonde.
«Je me souviens d’une anecdote assez cocasse, dit-il, Nous étions un soir un groupe assez bruyant dans un restaurant du nord de la ville (probablement Le Lutin qui bouffe). Nous nous mettons à chanter quelques airs de folklore dont Au clair de la lune. Saint-Exupéry était visiblement ému par cette survivance au Canada d’un des airs les plus purs du folklore français, et se met à chanter avec nous.
À une table voisine se trouvait Jean Lalonde, le Michel Louvain de l’époque. Quand il nous voit si joyeux et nous entend chanter, il se mêle à notre groupe et reprend le refrain sur un rythme swing comme le voulait la mode de l’époque. Saint-Exupéry, visiblement indigné de cette «profanation», demande le verbe haut, qui est ce personnage. Jean Lalonde, offusqué, explique dignement qu’il est le Don Juan de la chanson, ce qui devait faire passer Saint-Exupéry de l ‘indignation à la perplexité.»