Le
Conseil du patrimoine religieux du Québec souligne
cette fidélité à la tradition monastique
:
Le monastère, le deuxième, datant
de 1895-1896, fut conçu par l'architecte A. Préfontaine
en rappel, semble-t-il, du premier carmel de la rue Notre-Dame
dans Hochelaga. L'ensemble conventuel, sobre et dépouillé,
est construit en pierre. Si, sur la rue du Carmel, on remarque
une concentration de bâtiments publics comme l'accueil,
la chapelle et deux maisons, jadis demeures du chapelain et du
sacristain, c'est derrière ces espaces que prend place
le Monastère des carmélites qui forme une cour carrée,
dans la pure tradition médiévale. La propriété
est complétée par un grand jardin avec quelques
ermitages ; le tout est entouré d'un mur de moellon, véritable
muraille fermant le monastère. La chapelle néogothique
et les autres espaces types du carmel respectent l'architecture
de tradition monastique, adaptée au Québec, et font
de cet ensemble conventuel un cas unique de notre inventaire...
La conclusion de l'avis du 11 novembre 2004 du
Conseil du patrimoine de Montréal résume ainsi
son appréciation du dossier :
L'évaluation des ensembles conventuels
par la fondation du patrimoine religieux du Québec, le
MCCQ [ ministère de la Culture et des Communications du
Québec ] et la ville de Montréal, de 2002, avait
déjà coté à cent pour cent la valeur
architecturale [ du Carmel de Montréal ]
Il nous
apparaît que cet ensemble devrait jouir d'un statut de reconnaissance
de manière à ce que le sort de cet établissement
soit envisagé eu égard à sa valeur historique,
architecturale et symbolique de même qu'à son intégrité
afin que tout le site soit préservé.
Et en effet, le 17 février 2006,
la
ministre de la Culture annonçait son intention de classer
le Carmel de Montréal, protégeant ainsi le monastère
dans son intégralité, y compris son grand jardin.
Le classement
pourra aider la communauté religieuse à trouver
de l'aide pour entretenir son précieux site.
La chapelle du monastère, ainsi qu'une
petite librairie, sont accessibles au public grâce aux bons
offices d'une équipe de bénévoles.