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Les souvenirs de la famille de famille C. de la rue Drolet
Auteur : Aline Grenon, le 19 juin 2006
M. et Mme C. habitent la rue Drolet depuis 1954. Ils y ont élevé sept enfants et ils ont aujourd'hui quinze petits-enfants. Bientôt, ils auront quatorze arrières petits-enfants.
Lorsque M. et Mme C. sont arrivés sur la rue Drolet en 1954, il n'y avait pas de parc pour enfants et le côté ouest de la rue était entièrement construit de la rue Roy à la rue Duluth. D'ailleurs, lorsque leurs enfants étaient jeunes, ils pouvaient seulement jouer sur le trottoir devant la maison, entre les deux poteaux de téléphone les plus rapprochés!
Là où est aujourd'hui le parc, il y avait cinq maisons. En partant du sud vers le nord, la maison le plus au sud appartenait à la famille Grondine, arrivée sur la rue en même temps que la famille C. Mme Richard habitait la maison suivante. Il y avait deux autres maisons, dont une était vide, et ensuite celle de M. Deveault. Mme C. ne sait pas s'il s'agit du même M. Deveault auquel fait référence Dolorès Laliberté dans son témoignage.
Les deux maisons et celle de M. Deveault ont été démolies à la suite d'une fuite de gaz qui s'est produite dans la maison vide à côté de celle de M. Deveault. C'était au printemps 1964 ou 1965. Il semble qu'une explosion aurait été déclenchée lorsqu'un résident de la rue, M. Lemay, dont la voiture était stationnée devant la maison vide, a mis sa voiture en marche. La maison a sauté et le mur avant serait tombé sur la partie arrière de la voiture. Fort heureusement, M. Lemay s'en est sortie indemne.
M. et Mme C. se souviennent aussi de la création du parc Jean-Jacques-Olier. Ce parc a pris naissance en 1972-1973, grâce aux efforts de Gaston Michaud. Bien que les enfants de M. et Mme C. étaient alors trop vieux pour profiter du parc, les petits-enfants et les arrières petits-enfants en ont profiter pleinement. Lors de sa création, le parc était plus petit qu'il ne l'est aujourd'hui. Quelques années plus tard, la maison de la famille Grondine et celle de Mme Richard ont été démolies et les terrains ont servi à agrandir le parc.
M. et Mme C. ont plusieurs souvenirs de Gaston Michaud. Ils se souviennent lorsque celui-ci, alors affecté à l'Église Saint-Louis-de-France, a préféré habiter au 3990, rue Drolet plutôt qu'au presbytère. C'était en 1970. C'est d'ailleurs Gaston Michaud qui a officié à la cérémonie de mariage de trois de leurs enfants.
Enfin, ils se souviennent aussi de l'incendie du 27 juin 1974, qui a détruit les maisons situées au 3847-3871, rue Drolet (voir article tiré du journal The Montreal Star). C'est grâce à la mémoire phénoménale de Mme C. qu'il a été possible d'obtenir la date de l'incendie et ainsi retrouver l'article.
Sans les renseignements très utiles fournis par M. et Mme C., certaines parties de l'histoire du quartier seraient demeurées dans l'ombre. Les résidants du quartier leur en sommes très reconnaissants.
Iconographie
 
Mis à jour le : 16-nov-08
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