M. et Mme C. habitent la
rue
DROLET depuis 1954. Ils y ont élevé sept enfants
et ils ont aujourd'hui quinze petits-enfants. Bientôt,
ils auront quatorze arrières petits-enfants.
Lorsque M. et Mme C. sont arrivés sur la rue Drolet en
1954, il n'y avait pas de parc pour enfants et le côté
ouest de la rue était entièrement construit de
la
rue
ROY à la
rue
DULUTH. D'ailleurs, lorsque leurs enfants étaient
jeunes, ils pouvaient seulement jouer sur le trottoir devant
la maison, entre les deux poteaux de téléphone
les plus rapprochés!
Là où est aujourd'hui le parc, il y avait cinq
maisons. En partant du sud vers le nord, la maison le plus au
sud appartenait à la famille Grondine, arrivée
sur la rue en même temps que la famille C. Mme Richard
habitait la maison suivante. Il y avait deux autres maisons,
dont une était vide, et ensuite celle de M. Deveault.
Mme C. ne sait pas s'il s'agit du même M. Deveault auquel
fait référence Dolorès Laliberté
dans son témoignage.
Les deux maisons et celle de M. Deveault ont été
démolies à la suite d'une fuite de gaz qui s'est
produite dans la maison vide à côté de celle
de M. Deveault. C'était au printemps 1964 ou 1965. Il
semble qu'une explosion aurait été déclenchée
lorsqu'un résident de la rue, M. Lemay, dont la voiture
était stationnée devant la maison vide, a mis
sa voiture en marche. La maison a sauté et le mur avant
serait tombé sur la partie arrière de la voiture.
Fort heureusement, M. Lemay s'en est sortie indemne.
M. et Mme C. se souviennent aussi de la création du parc
Jean-Jacques-Olier. Ce parc a pris naissance en 1972-1973, grâce
aux efforts de
Gaston
Michaud. Bien que les enfants de M. et Mme C. étaient
alors trop vieux pour profiter du parc, les petits-enfants et
les arrières petits-enfants en ont profiter pleinement.
Lors de sa création, le parc était plus petit
qu'il ne l'est aujourd'hui. Quelques années plus tard,
la maison de la famille Grondine et celle de Mme Richard ont
été démolies et les terrains ont servi
à agrandir le parc.
M. et Mme C. ont plusieurs souvenirs de Gaston Michaud. Ils
se souviennent lorsque celui-ci, alors affecté à
l'Église Saint-Louis-de-France, a préféré
habiter au 3990, rue Drolet plutôt qu'au presbytère.
C'était en 1970. C'est d'ailleurs Gaston Michaud qui
a officié à la cérémonie de mariage
de trois de leurs enfants.
Enfin, ils se souviennent aussi de l'incendie du 27 juin 1974,
qui a détruit les maisons situées au 3847-3871,
rue Drolet
(voir
article tiré du journal The Montreal Star). C'est
grâce à la mémoire phénoménale
de Mme C. qu'il a été possible d'obtenir la date
de l'incendie et ainsi retrouver l'article.
Sans les renseignements très utiles fournis par M. et
Mme C., certaines parties de l'histoire du quartier seraient
demeurées dans l'ombre. Les résidants du quartier
leur en sommes très reconnaissants.