La
rue de Brébeuf, comme plusieurs autres rues du quartier,
aurait été nommée ainsi en raison de la présence
des Jésuites à la paroisse Immaculée Conception,
missionnaires en Nouvelle-France et martyrs
pour la foi en notre pays ". (Le Devoir, 18 octobre 1941).
Ce même journal nous apprend que la rue de Brébeuf
s'appelait autrefois la rue Champlain, probablement en l'honneur
du célèbre fondateur de Québec.
La rue de Brébeuf, comme sa voisine, la rue de Laroche,
est aussi intimement liée à la vie des ouvriers
à l'époque des carrières de pierre. une des
carrières se trouvaient précisément sur l'emplacement
actuel du Parc Laurier, à l'extrémité nord
de la rue de Brébeuf, là où on retrouve aujourd'hui
un centre communautaire, une piscine, un terrain de baseball,
de soccer, et un espace d'exercice pour Fido, Brutus et compagnie.
L'histoire récente de la rue de Brébeuf est aussi
intimement liée à la pratique du vélo à
Montréal. La piste cyclable qui traverse l'île de
Montréal du nord au sud, passe par la rue de Brébeuf,
entre le parc Lafontaine et le parc Laurier. C'est sur cette rue
qu'on y retrouve également la Maison
des Cyclistes. Le dossier vélo à Montréal
a fait l'objet de nombreuses luttes de la part de groupes populaires,
tels que Le
Monde à Bicyclette et Vélo
Québec dans les années 70 et 80.
La rue de Brébeuf a déjà été
le lieu d'hébergement de la fille
du poète Gaston
Miron. Quelques maisons centenaires s'y trouvent. Au coin
de la rue Marie-Anne se trouve un barbier acadien, et plus haut
sur Brébeuf, une boulangerie appelée «Monsieur
Pinchot», qui offre, en plus de ses pâtisseries aux
framboises, des spectacles de magie et de musique durant la saison
estivale.
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