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rue DROLET
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Origine
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Anciennement
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en
1872
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rue
Cowan,
rue Sanguinet
rue Henri-Julien, |
| Données historiques |
L'avocat
montréalais Gustave-Adolphe Drolet (1844-1904), membre
de l'Institut canadien, est le premier à s'enrôler
comme zouave pontifical
en 1867. Il fait parvenir à la Minerve et au Bulletin
de l'Union Allet des articles sur la vie des zouaves à
Rome. Ces récits sont publiés à deux reprises
sous le titre de Zouaviana.
Il est fait chevalier de la légion d'honneur et commandeur
de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.
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| Source
: LA VILLE DE MONTRÉAL. Les rues de Montréal-Répertoire
historique. Montréal, Méridien, 1995, 547 p |
| Description sommaire
de la voie |
 Cette
artère résidentielle est souvent utillisée
comme voie de contournement de Saint-Denis; mais elle cache
des merveilles toutes en couleur.
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| Photos
: Diane St-julien |
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| A propos des zouaves pontificaux
canadiens |
| Sévère Rivard fut
le responsable de l'envoi des contingents de zouaves
canadiens français catholiques à Rome (voir
les fiches des rues RIVARD
et MENTANA). |
| Recherche : Ange
Pasquini |
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| La petite histoire de la rue
Drolet - Les débuts |
La petite histoire de la rue Drolet débute
en 1872, lorsque quatre notables de la Ville de Montréal, Ferdinand
David, membre de l'Assemblée Nationale du Québec, Sévère Rivard,
avocat, Michel Laurent, architecte et Gustave-Adolphe Drolet,
avocat, achète de Benjamin-Godfroi Comte, un terrain au nord
de la rue Sherbrooke et à l'ouest de la rue St-Denis. Une copie
authentique du contrat de vente est enregistrée au bureau d'enregistrement
de la division d'enregistrement de Montréal le 24 février 1872
sous le numéro 66059.
Peu de temps après l'achat, les acheteurs débutent vraisemblablement
la construction de la rangée de maisons située du côté ouest
de la rue Drolet, entre les rues Duluth et Roy, car nous avons
consulté une copie notariée d'un acte de vente en date du 8
janvier 1875, relatif à la vente par MM. David, Rivard, Laurent
et Drolet d'une de ces maisons. La rangée de maisons aurait
donc été construite entre 1872 et 1875. L'acte de vente révèle
que la rangée de maison est alors connue sous le nom de " Place
Comte " alors que la rue Duluth porte le nom de rue Saint Jean-Baptiste.
Il s'agit des premières maisons construites sur cette partie
de la rue Drolet. Les maisons à l'est sont construites par la
suite.
À l'époque de sa construction, la Place Comte est constituée
de maisons unifamiliales, avec une cuisine et deux autres pièces
au sous-sol, un salon et une salle à manger au premier étage
et trois ou peut-être même quatre chambres à coucher au deuxième
étage. Ces maisons sont très modernes pour l'époque car elles
sont raccordées aux systèmes d'égouts, d'eau courante et de
gaz
(lire M. Roger raconte). À la lecture de l'acte de vente
sur notre site, il semble que ces maisons soient destinées à
la petite bourgeoisie car les acheteurs de la maison sont Dame
Victorine Nichols, et son époux Edmond Defoy, employé du bureau
de l'Inspecteur du Revenu, de la Cité de Montréal.
Bien que ces maisons aient accès au gaz et qu'il y avait probablement
des lampadaires, la rue devait être très obscure. Dans un ouvrage
de Jean-Claude Germain, Le feuilleton de Montréal - 1793-1892,
tome 2 (Montréal, Les éditions internationales Alain Stanké,
1995) on peut lire ceci à la page 276 :
Si l'on se fie au nombre de récriminations que ses habitants
adressent à son administration, Montréal a tout d'une grande
ville. La liste des irritants est interminable […] L a compagnie
de gaz répartit démocratiquement de faibles lueurs qu'elle fait
payer comme si c'était de la vraie lumière s'indigne Le
National. Dès que le jour tombe, les rues sont aussi noires
qu'un combat de Jésuites dans un tunnel et les maisons aussi
obscures que l'origine des fonds qui remplissent la caisse électorale
du Parti au pouvoir.
Nous avons peu de renseignements au sujet de la rue Drolet entre
1875 et les années 30. Néanmoins, la période 1870 et 1890 semble
avoir été très dynamique :
1875 - Frederick Law Olmstead, le créateur de Central Park dans
la Ville de New York, débute le projet du parc du Mont-Royal;
1879 -la première compagnie de téléphone débute ses activités;
1886 - Montréal amorce l'éclairage électrique de ses rues et
remplace le gaz peu à peu;
1888 - l'ancienne ferme Logan devint le Parc Lafontaine.
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| Recherche
: AC Grenon |
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| La petite histoire de la rue
Drolet - L'Europe débarque |
Nous
savons aussi que le tissu social du quartier change en raison
du grand nombre d'émigrants arrivés à Montréal à partir du début
du 20e siècle : Après avoir été relativement faible pendant les
dernières décennies du 19e siècle, l'immigration à destination
du Canada reprend de la vigueur […]. Ce mouvement […] touche aussi
Montréal. En 1911, on recense plus de 85, 000 Montréalais nés
à l'étranger. La vague migratoire de cette période se distingue
des précédentes par la diversité accrue des pays d'origine. Près
de 9% de la population de la ville est née dans les îles britanniques,
mais 7% vient d'Europe continentale. Parmi ce dernier groupe,
la Russie fournit le plus fort contingent (13 634), suivie de
loin par l'Italie (4 754). (Voir Paul-André Linteau, Histoire
de Montréal depuis la Confédération, 2e éd. augmenté, Boréal,
2000, aux pages 160-161).
En raison de cette immigration accrue, le quartier entre la rue
St-Denis et l'avenue du Parc se transforme. Il se peuple progressivement
d'immigrants juifs provenant de l'Europe de l'Est. Leur histoire
a fait l'objet de nombreux récits, dont les romans de Mordecai
Richler et un livre intitulé Les Juifs de Montréal par
Joe King (traduit de l'anglais par Pierre Anctil et publié en
2002 par les Éditions Carte Blanche). Entre le début du 20ième
siècle et la fin des années 40, le quartier, incluant la rue Drolet
entre Duluth et Roy, est un quartier populaire mais dynamique
et coloré, avec une haute densité de population (lire
letémoignage de Dolores Laliberté). |
| Recherche
: AC Grenon |
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| La petite histoire de la rue
Drolet - Sa dégradation |
À
partir de la fin des années 40, cependant, le quartier se dégrade
de façon importante. Les maisons de la rue Drolet sont alors en
très mauvais état et plusieurs ont même été abandonnées par leurs
propriétaires.
Le quartier est pauvre et le danger d'incendie est toujours présent
(voir
M. Roger raconte).Les nombreux incendies dans le quartier
(la situation commence à s'améliorer seulement durant les années
80) contribuent à faire du quartier ce qu'il est devenu aujourd'hui
: un quartier composé de maisons centenaires et de maisons plus
récentes, lesquelles sont construites à divers époques sur des
terrains devenus vacants. La rue Drolet reflète très bien cette
transformation par le feu car il est facile d'identifier les endroits
qui ont tout probablement été ravagés par des incendies.
Par exemple, les nouvelles maisons portant les numéros civiques
3847-3871 Drolet, remplacent un pâté de maisons détruit par le
feu le 27 juin 1974.
Par contre, il semble que la rue aurait été épargnée durant le
sinistre " week-end rouge " du 31 octobre au 3 novembre 1974.
En raison d'une grève des pompiers de Montréal, plusieurs incendies
éclatent durant cette période de trois jours, incendies que les
pompiers refusent ou négligent de combattre. En tout, cent quarante
résidences auraient brûlé durant cette période, surtout dans les
quartiers les plus pauvres de Montréal. |
| Recherche
: AC Grenon |
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| La petite histoire de la rue
Drolet - Naissance du parc Jean-Jacques-Olier |
Les années 70 signalent en quelque
sorte la fin de cette période de détérioration et le début du
renouvellement. C'est durant les années 70 qu'ont lieu les premières
mobilisations des résidents. Au début de cette décennie, Gaston
Michaud, alors vicaire à l'Église Saint-Louis-de-France, tourne
le dos au presbytère, qu'il décrit d'ailleurs comme un château,
et choisit de faire du 3990 Drolet son domicile et son quartier
général. Une fois installé parmi les résidents, il commence à
travailler étroitement avec eux afin qu'ils puissent reconstituer
le tissus social du quartier (voir
Gaston raconte). La Coop Olier prend naissance sur la rue
Roy entre les rues Drolet et Saint-Denis durant cette période
et c'est alors que le Parc Jean-Jacques Olier prend forme (voir
témoignage de Guylaine
Forest). À l'endroit où se trouve aujourd'hui le parc, il
n'y a alors que des maisons en ruines et des amas de déchets,
y inclus de vieilles voitures abandonnées. Fortement encouragés
par Gaston Michaud, les résidents nettoient le terrain et placent
les rebuts dans la rue Drolet. La Ville et les policiers interviennent
: Gaston Michaud passe une nuit dans la prison alors située au
coin des rues Laurier et Saint-Laurent (aujourd'hui une caserne
de pompier) et les rebuts sont remis sur le terrain par la Ville.
Le lendemain, les résidents récidivent (voir
vidéo de Gaston Michaud). À la suite de tractations entre
les résidents et les représentants de la Ville, celle-ci accepte
enfin de nettoyer le terrain et d'y placer des
installations temporaires de jeux, car à l'époque, le terrain
n'appartient pas à la Ville. Une fois qu'elle en devient propriétaire,
le Parc Jean-Jacques Olier prend officiellement naissance, en
1974.
Plusieurs des initiatives entreprises durant cette première période
de mobilisation, tant par Gaston Michaud que par de nombreux autres
résidents, portent fruits : le quartier renaît. Il comporte un
fort élément bohème et il demeure toujours un quartier unique
à bien des égards (voir
souvenirs d'Aline Grenon). |
| Recherche
: AC Grenon |
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| La petite histoire de la rue
Drolet - Aprés le déluge |
Il y a une deuxième période de
mobilisation à partir de 1987 : le 14 juillet 1987, suite à des
pluies diluviennes, la rue Drolet, entre Roy et Duluth, subit
des inondations importantes. Dans certains sous-sols, il y a jusqu'à
deux mètres d'eau. Il s'agit de la quatrième inondation en sept
ans! Deux résidents sont morts lors de la première en 1980 et
dans Le Devoir du jeudi 4 septembre 1980, sous le titre Les fortes
pluies sur Montréal ont fait quatre morts à la page 4, on trouve
le paragraphe suivant : " Lundi, un homme de 78 ans a succombé
à une crise cardiaque alors qu'il s'affairait à assécher son sous-sol
envahi par les eaux de pluie tandis qu'un autre individu a été
électrocuté par une lampe dans son logis inondé. Dans les deux
cas, les victimes habitaient la rue Drolet. ".
L'inondation du 14 juillet 1987 suscite une mobilisation générale.
C'est trop. Une pétition, signée par des résidents, est présentée
au maire Jean Doré et au conseiller municipal, Michel Prescott.
Il s'ensuit une période de discussions intenses avec la Ville,
qui accepte d'accélérer des travaux de reconstruction du tributaire
d'égout de la rue Roy, entre les rues St-Dominique et Berri. Ces
travaux débutent en 1989 pour se terminer en 1990. Depuis, la
rue Drolet est à sec!
Le processus de mobilisation ne s'arrête pas là. La rénovation
du Parc Jean-Jacques Olier devient le nouveau cheval de bataille
des résidents car ce parc fort populaire est doté d'équipements
désuets et dangereux. Le 28 août 1989, une pétition signée par
138 personnes qui résident ou travaillent dans le quartier est
envoyée au maire Jean Doré. Cette pétition est préparée par des
résidents de la rue Drolet avec la collaboration de trois garderies,
soit la Garderie Duluth, la Garderie Lafontaine et la Garderie
St-Urbain. La lettre qui accompagne cette pétition fait état des
problèmes " particulièrement sérieux au parc de la rue Drolet,
entre Duluth et Roy. Ce parc attire, depuis le mois de juillet,
des personnes qui s'adonnent à la drogue et plusieurs seringues
ont été trouvées dans ce parc ou aux alentours de celui-ci ".
Quant à la pétition, celle-ci fait référence non seulement aux
seringues, mais aussi aux lames de rasoir rouillées et aux contraceptifs
trouvés dans le parc.
Les problèmes du parc à cette époque sont en partie reliés aux
piqueries qui s'installent de temps à autre dans le quartier.
Chaque fois qu'une piquerie ouvre ses portes, les résidents s'en
rendent compte immédiatement : le nombre de seringues dans la
ruelle, dans le parc et même dans la rue, augmente et certains
individus ont des comportements pour le moins erratiques. Ceux-ci
se réfugient souvent dans le parc où se trouve un petit abri (voir
photos) leur permettant de se droguer sans être vus. D'autres
se soucient fort peu de leur intimité et une résidente de la rue
Henri-Julien, a même surpris un individu qui avait grimpé dans
un arbre du parc afin de se piquer! À chaque fois que les résidents
se rendent compte de la présence d'une piquerie dans le quartier,
des pressions de toutes parts sont exercées sur les forces policières
et les élus : la piquerie ferme ses portes rapidement. Cependant,
le parc demeure toujours dans un piètre état.
Bien que la Ville apporte certaines améliorations au parc, celles-ci
sont insuffisantes. D'ailleurs, un article rédigé par Dominique
Joly, publié le 12 avril 1992 dans le Journal St-Louis et Mile-End
fait était de la situation. La Ville entreprend enfin une rénovation
majeure du parc durant l'été 1992. La fin des travaux fait l'objet
d'une fête communautaire dans le parc, le dimanche 13 septembre
1992. Depuis, le parc, en raison notamment des magnifiques érables
qui s'y trouvent, s'embellit d'année en année et il demeure toujours
aussi populaire avec les enfants du quartier. |
| Recherche
: AC Grenon |
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| La visite de mère Thèresa |
On ne peut passer sous silence la visite de Mère Teresa sur la
rue Drolet le mardi 13 septembre 1988, car des membres de la congrégation
religieuse fondée par Mère Teresa, les Missionnaires de la Charité,
habitent au 3897-3899 Drolet. Lors de sa visite, Mère Teresa en
profite pour saluer les résidents, dont Micheline Raymond et son
jeune fils, Guillaume Beauchemin.
Forts de l'expérience acquise lors des mobilisations précédentes,
les résidents n'hésitent pas à entreprendre, au besoin, plusieurs
autres démarches afin d'améliorer la qualité de vie dans le quartier.
En outre, avec l'aide du groupe ÉCO-ACTION, ils entreprennent
en 1998 un projet d'aménagement de la ruelle qui borde le parc.
La ruelle gagne le prix de la plus belle ruelle verte du Plateau
Mont-Royal au début des années 2000.
L'initiative d'une fête
de retrouvailles le 10 juin 2006 n'est qu'un exemple des nombreux
gestes concrets posés par les résidents depuis plusieurs années
pour améliorer la qualité de vie dans le quartier. |
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: AC Grenon |
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| 2066 - La rue s'anime |
| Une soirée
de l'Halloween 2006 unique sur la rue Drolet. |
| Recherche
: AC Grenon |
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| Adresses d'intérêt patrimonial
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| Iconographie |
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Mis à jour le :
10-dec-11
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d'Histoire et de Généalogie du Plateau-Mont-Royal
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