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rue FRONTENAC
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Origine
Anciennement
Position
date inconnue
entre les rues de Sherbrooke
et d'Iberville
Données historiques
Louis de Buade, comte de Palluau et de Frontenac (1620-1698), major général des armées du roi, et gouverneur général de la Nouvelle-France de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698.
Source : LA VILLE DE MONTRÉAL. Les rues de Montréal-Répertoire historique. Montréal, Méridien, 1995, 547 p
Descriptionsommaire de la rue
Seul un tronçon de la rue est inclus dans l'arrondissement du Plateau. Ce tronçon est surtout bordé d'immeubles industriels.
Notes complémentaires
La vie d'un grand défenseur de la Nouvelle-France contre les Iroquois et les Anglais,
Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau
(1622-1698)
En mai 1622 : nâquit Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, au château de Saint-Germain-en-Laye (banlieue parisienne). En juillet, il est baptisé et Louis XIII est son parrain.
En 1639 : il entre dans l'armée française, devient capitaine puis colonel. Il participe à plusieurs campagnes de la guerre de Trente Ans. Lors de la bataille d'Orbetello, il y est blessé au bras et ne s'en remettra jamais.
Quand il n'était pas en service, Frontenac résidait à la cours du roi. Il y menait une vie très extravagante et accumula une quantité considérable de dettes.
En octobre 1648 : Frontenac épouse Anne de la Grange-Trianon, célèbre pour sa beauté physique. Son portrait se trouve à Versailles.
En mai 1651 : Anne donne naissance à François-Louis, le seul enfant du couple.
En avril 1672 : à l'âge de 50 ans, Frontenac est promu gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, en partie afin de dérouter ses créanciers.
En juin 1672 : il embarque (sans sa femme) à La Rochelle pour accomplir son premier mandat de gouverneur (de 1672 à 1682) en cette Nouvelle-France.
Le projet le plus illustre durant ce premier mandat a eu lieu au début, il s'agit de la découverte du Mississipi par Louis Jolliet et le père Jacques Marquette.
Mais un complot mené contre Frontenac par un sous-ministre français désireux de prendre le contrôle de la traite des fourrures entraînent en 1682 son rappel vers la France.
En octobre 1689 : à l'âge de 67 ans, après un interrègne de sept années, le comte revient en Nouvelle-France. Il fait réoccuper d'urgence le fort qui porte son nom (lequel avait été capturé par les Anglais) et fait exécuter des travaux de fortification à Montréal, à Québec et sur les côtes.
En 1690 : Frontenac organise contre les Anglais trois batailles le long du Saint-Laurent : à Ville-Marie, à Trois-Rivières, et à Québec. Les Anglais riposte par mer, en Acadie en s'emparant de Pentagouët et de Port-Royal. Puis par terre, à partir de New-York, avec le soutien des iroquois, sous les ordres de l'amiral Phipps. Ces derniers sont défait devant Ville-Marie et se débande sur le lac Champlain. Mais l'énorme flotte de Phipps remonte le fleuve et vient assiéger Québec le16 octobre 1690. Frontenac, prévenu à temps, organise en hâte la résistance. Phipps a à peine jeté l'ancre qu'il envoie à Frontenac un parlementaire portant une sommation. Celui-ci présente un ultimatum, au nom de Guillaume III et Marie, roi et reine d'Angleterre qui l'invite à se rendre sans combat et se réservant le droit de lui pardonner. Il lui donne une heure pour prendre sa décision. Fronctenac répond sans délai : "Je ne connais pas le roi Guillaume, usurpateur qui a violé les droits les plus sacrés du sang en voulant détrôner Jacques II, son beau-père; quant à votre général, qu'il sache que je n'ai pas de réponse à lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusil; qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on envoie sommer un homme tel que moi et, quand je voudrais me rendre, tous ces braves officiers que vous voyez n'y consentiraient jamais."
Deux jours après, les Anglais attaquent. Après 3 jours de siège, ils sont repoussés vaillamment par les canadiens et un froid glacial. Phipps se résigna à rentrer à Boston. Québec était sauvée!
Quelque temps après, on avise Frontenac que la paix entre la France et l'Angleterre avait été signée. La guerre était enfin finie et Frontenac avait réussi avec succès à protéger la Nouvelle-France des attaques ennemies.
Monnaie frappée sous Louis XIV en mémoire de la victoire de FrontenacLa victoire de Frontenac fut célébrée avec éclat en Nouvelle-France ainsi qu'en France où elle fut commémorée par une médaille. L'avers de la médaille montre Louis XIV, de profil, et porte l'inscription latine "Ludovicus magnus rex christianus" (Louis, le grand roi chrétien). Le revers représente un personnage allégorique foulant à ses pieds le drapeau anglais. À sa gauche, on voit un castor, tandis qu'à sa droite une autre figure symbolique appuyée sur une urne représente le fleuve Saint-Laurent. En exergue, on peut lire : "Francia in novo orbe victrix" (la France victorieuse au Nouveau-Monde) et au bas, "Kebeca Liberata MDCXC".
Cette même médaille sera frappée à nouveau en 1967 et remise à la population du Québec par le général Charles de Gaulle, président de la République française, lors de sa visite historique à l'Exposition universelle de Montréal.
En 1697 : la paix est signée entre la France et l'Angleterre (traité de Ryswick). La paix revenue, le vieux gouverneur continua son travail, ses projets d'expansion de la Nouvelle-France maintenant entérinés par Paris. Mais il se retrouva à nouveau en conflit avec les autres autorités de la colonie et tout semblait indiquer qu'il serait de nouveau rappelé en France. Toutefois, avant que Paris ait eu le temps d'agir, Frontenac tomba malade à l'automne de 1698.
Le 28 novembre 1698 : à l'âge de 76 ans, Frontenac meurt à Québec. Il est inhumé en l'église des Récollets.
Recherche: Diane st-Julien
Adresses d'intérêt patrimonial
 
 
 
Iconographie
Buste de frontenac
Mis à jour le : 7-sep-08
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