meta http-equiv="content-type" content="text/html;charset=iso-8859-1"> SHGP • Toponymie-Index ::: avenue du Mont-Royal

Origine Anciennement Adresses Parcours
vers 1834
de l'avenue du Parc à la rue d'Iberville
Toponymie
Cette voie tire vraisemblablement sa dénomination de la montagne au pied de laquelle elle conduit, et que Jacques Cartier nomme mont Royal en 1535. Elle est ouverte sur un terrain du notaire Jean-Marie Cadieux, dont hérite son épouse, Marguerite Roy. Cette voie marque alors la limite entre la municipalité de coteau Saint-Louis, incorporée en 1846, et la Ville de Montréal.

Vers la même époque, le premier bâtiment du Montreal Hunt Club, un club de chasse à courre, est situé sur cette rue, alors connue comme le chemin Mile End, tandis que les chenils et les écuries sont logés près de l'intersection de Lorimier et Mont-Royal. Le second bâtiment de ce club est maintenant situé à proximité de l'hôpital Sainte-Justine.

Au pied du mont Royal, juste au nord de cette rue, le gouvernement provincial tient, à compter de 1878, une exposition agricole et industrielle. Plusieurs installations et bâtiments permanents s'élèvent sur le site, dont une piste de course, un restaurant, des estrades et le palais de cristal, déménagé de son site original sur la rue Sainte-Catherine, où il est inauguré en 1860, en même temps que le pont Victoria. L'ensemble des installations est détruit par le feu le 29 juillet 1896.

Dans les années 40, le notaire et conseiller municipal J.-M. Savignac mène une campagne pour obtenir le prolongement vers l'est, jusqu'aux environs du boulevard Pie-IX de cette avenue et l'installation d'un système de transport en commun, de manière à encourager la vocation commerciale de cette artère.

Source : Ville de Montréal. Les rues de Montréal. Répertoire historique. Montréal : Méridien, 1995.
Notes
Remplie de couleurs, de gens chaleureux et d'ambiance, l'avenue du Mont-Royal est aujourd’hui un endroit de prédilection pour les gens curieux. Cette artère commerciale a toutefois connu plusieurs transformations avant d’en arriver à sa popularité actuelle.

En 1774, le Plateau Mont-Royal a encore l’allure d’une immense forêt. On y voit pourtant apparaître ses premiers sentiers ainsi quelques clairières pionnières. Au début du XVIIIe siècle, on découvre, à l'extrémité nord du Plateau, de nombreux gisements de calcaire. Plusieurs carrières sont alors aménagées et un chemin reliant Montréal à ces carrières est établi.

Au début du XIXe siècle, l'avenue du Mont-Royal descend depuis la montagne et se termine à la rue Papineau. Le développement du Plateau se poursuit, notamment avec l’installation d’ouvriers de plus en plus nombreux. Au milieu du XIXe siècle, les premières entreprises commerciales s'implantent sur l'avenue du Mont-Royal. En 1893, le peuplement du Plateau déborde à l’est de la rue Papineau, entraînant ainsi la création du village De Lorimier.

A l'été 1910, l'avenue du Mont-Royal fait peau neuve. Au menu : pavage, aménagement de trottoirs et installation de lampadaires. À la même époque, on inaugure de nouveaux commerces à l'est de la rue Papineau. De la vocation d'artère commerciale de quartier, l'avenue du Mont-Royal développe d'autres marchés, tant et si bien qu'en 1914, elle ne présente aucun terrain vacant entre les rues Saint-Denis et Papineau. En 1920, les premiers magasins à rayons, tel Woolworth et Metropolitain, s'implantent entre les rues Garnier et Papineau.

Au début des années 1940, l'avenue connaît une période de grande prospérité. On organise alors un grand festival du commerce dont le défilé d'inauguration attire à lui seul une foule de 100 000 personnes. L'avenue du Mont-Royal est alors comparée à la rue Sainte-Catherine.

En 1959, l'avenue subit d'importants travaux de réfection sur son réseau de distribution du gaz naturel. Malheureusement, l'avenue subit les contrecoups de ces rénovations : la clientèle déserte le coin et l'avenue redevient un simple marché de quartier, perdant ainsi son prestige.

Au cours des années 60 et 70, on assiste à une stagnation commerciale. L'avenue décline, les gens déménagent en banlieue et fréquentent les centres commerciaux. Puis, au début des années 80, la population du Plateau se renouvelle, les citoyens sont plus jeunes et plus scolarisés.

En 1992, l'avenue profite du Programme Opération Commerce, un programme de rénovation des bâtiments qui s'inscrit dans le cadre d'un long processus de revitalisation. Plusieurs commerçants profitent donc de l'occasion et du financement pour redorer la façade et l'intérieur de leur établissement. Depuis, l'avenue va en s'améliorant, rayonnant maintenant à l'échelle régionale et provinciale. Source : Paysages Éphémères
Adresses d'intérêt patrimonial
Iconographie

Couvent

Le Devoir 1941

Le Devoir 1941

Le Devoir 1941

Angle Mentana 1935



MÀJ 05.03.2007

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